Le siège de Technip Energies. (crédit photo : Technip Energies )
Le spécialiste des infrastructures énergétiques Technip Energies, qui avait révisé à la baisse certains objectifs financiers en juillet, a amélioré sa rentabilité au troisième trimestre au point de revendiquer jeudi "l'Ebitda le plus élevé de [son] histoire" sur un trimestre.
L'Ebitda (excédent brut d'exploitation) récurrent ajusté a progressé de 8,4% à 172,4 millions d'euros sur le trimestre, selon un communiqué. Sur les neuf premiers mois de l'année, il ressort en baisse de 20% à 384,7 millions d'euros.
L'action s'appréciait de plus de 9,5% jeudi à 35,7 euros l'action vers 13H10 (12H10 GMT), dans un CAC 40 en hausse de 0,7%.
Sur les neuf premiers mois de l'année, Technip Energies a réalisé 5,6 milliards d'euros de chiffre d'affaires (+3,3%) et un bénéfice net de 184,8 millions d'euros, en recul de 34% par rapport à la même période 2025.
"Comme anticipé, notre rentabilité s'est redressée et nous avons réalisé, au troisième trimestre, l'Ebitda le plus élevé de notre histoire", s'est félicité le directeur général Arnaud Pieton, précisant que les objectifs revus à la baisse en juillet ont été confirmés.
L'entreprise de technologies et d'ingénierie est active dans les activités du gaz liquéfié, de l'hydrogène, de l'éthylène ou de la gestion de CO2, et emploie plus de 18.000 personnes dans 35 pays. Elle a généré 7,2 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2025.
Elle s'appuie sur deux grands segments d'activité, la "livraison de projets", majoritaire dans son chiffre d'affaires, dont les cycles sont plus longs et les marges moindres, et les "technologies, produits et services (TPS)", aux cycles plus courts et plus rentables.
L'entreprise a enregistré "plus de 14 milliards d'euros de prises de commandes depuis le début de l'année" et jouit d'un carnet de commandes "en forte progression", s'est encore réjoui Arnaud Pieton, soulignant notamment le "regain commercial" de la branche TPS "dans les domaines de l'éthylène, de l'hydrogène et des engrais".
Interrogé sur les perspectives lors d'un point téléphonique avec les agences de presse, le directeur financier Bruno Vibert a souligné que l'entreprise exerçait dans "des domaines très porteurs", citant l'énergie et ses dérivés.
Il a souligné que la crise au Moyen-Orient mettait en exergue "la nécessité d'avoir des infrastructures complémentaires" pour permettre à l'Europe ou d'autres régions d'importer de l'énergie sans dépendre d'une situation géopolitique ou d'une seule région.
Le carnet de commandes "offre une forte visibilité concernant les recettes sur plusieurs années", et l'amélioration de la rentabilité au troisième trimestre "soutien la trajectoire à horizon 2028" telle que prévue précédemment par la direction, ont commenté jeudi les analystes de RBC dans une note.
Ils ont toutefois relevé qu'une "incertitude clé restait", en l'occurrence "la durée des obstacles opérationnels au Moyen Orient", susceptible d'"influencer le retour à une normalisation des marges en 2027".
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